SEMAINE 5 - du Salstraumen à Vindvisk

Dimanche 21 juillet - o km


Nous avons décidé de rester encore une nuit au camping.

Michel pourra ainsi retenter sa chance pour la pêche à la morue, mais cette pluie omniprésente ayant déjà contrarié ses plans à plusieurs reprises, on verra....

Nous en profitons pour se dégourdir un peu les jambes, et nous rencontrons des jardins magnifiques, abondamment fleuris. Il faut dire qu'avec la pluie qu'ils reçoivent, ils n'ont pas besoin d'arroser !





Comme j'ai peu de photos à vous proposer aujourd'hui, j'en profite pour vous montrer la qualité des campings, nous en avons peu fréquentés, mais nous n'avons jamais été déçus.

Ici, on ne trouve pas de sanitaires comme on l'imagine en France, mais de véritables salles de bain. Celle ci est conçue pour la famille, d'un coté des toilettes de différentes tailles, de l'autre des lavabos, également en 2 tailles, la même chose en fond de pièce, il y a deux douches....




Il y a en a même une avec un sauna...Le tout, très propre, évidemment.

Dans la vraie cuisine, on trouve deux gazinières, une table, des éviers pour la vaisselle. Les torchons et lavettes sont également à disposition.

Derrière, un local pour préparer le poisson, et même deux congélateurs pour que chacun conseve ses prises.


Nous quittons le Salstraumen, une petite pointe de déception dans le cœur du pêcheur car la pêche n’a pas été aussi bonne qu’il y a dix- huit ans, il faut dire que c’était un des grands souvenirs de ce précédent voyage…. Ça ne marche pas à tous les coups !

Avant le départ, pause café avec une viennoiserie locale.... son très fort goût de parfum de synthèse nous fais penser à un déodorant corporel : bof bof...


Nous continuons par la spectaculaire route côtière 17, appelée aussi Kystriksveien, nous avons décidé de la suivre jusqu’à Sandnessjoen.




Nous ne la suivrons pas jusqu’au bout bien qu’elle soit sans doute magnifique, mais il y a une telle succession de ferries, cela nous rebute un peu, tant en terme de temps passé qu’au niveau du budget. Chaque ferry ne faisant gagner que quelques kilomètres, voire pas du tout ! Donc nous en prendrons 3, puis nous rejoindrons la E6 pour rouler un peu plus rapidement vers le sud.

Le premier ferry que nous prendrons sur cette route nous amène de Foroy à Agskaret, la traversée seraest superbe, comme toujours








Cette route est vraiment somptueuse, elle serpente le long du fjord, des cascades s’y jettent en grand nombre. On passe  au pied de montagnes impressionnantes, complétement dénuées de végétation. On  doit emprunter une succession de tunnels impressionnants, certains très peu éclairés.




  Dommage le temps n’y est pas et nos photos ne rendent vraiment pas la réalité.

Nous nous arrêtons au pied d’un glacier, le Svartisen , nous aurions bien tenté la balade en bateau afin d’aller le toucher (au sens propre du terme), mais les nuages bas auront raison de notre enthousiasme….





Nous repasserons le cercle polaire à bord du second ferry qui va de Jetvik à Kilboghamn


Nous passerons la nuit à Flostrand, sur une magnifique aire de repos (merci Jacques et Mireille)


Lundi  22 juillet – 312 km



 Au saut du lit, ou presque, Michel  retente sa chance à la pêche, il faut dire que le lieu s’y prête, un superbe escalier a été aménagé pour amener les pêcheurs au bord de l'eau, mais rien ne se passe, il dse décourage et arrête de pêcher,  deux autres pêcheurs lui succéderont sans plus de résultat, donc….




De  jolis petits ports sur cette route, des cascades partout, des tunnels à n’en plus finir.



Nous passons le dernier bac de Nesna à Levong, la traversée est très belle. Nous continuons par la route 17, puis la route 78, le trajet est vraiment magnifique. Il faut dire qu’avec le soleil qui daigne enfin nous accompagner, c’est encore mieux.




Nous faisons la pause repas à Mosjoen, village sans grand intérêt, mais il faut absolument reconstituer le stock de leurres pour le pêcheur…. Ce sera en vain, nous n’avons rien trouvé.

La route devient moins spectaculaire quoiqu’encore très belle, très verte, nous longeons deux rivières successives , la Namsen, puis   aux multiples cascades. Un petit chemin a été aménagé tout au long de la seconde rivière (dont je ne me souviens pas  du nom), nous y faisons une petite promenade bien sympa. Des cabanes pour les pêcheurs de saumons ont été construites un peu partout, il y a même la réserve de bois pour les réchauffer.



Nous passons dans le comté de Nord Trondelag



Nous discutons avec une jeune femme, originaire de Savoie,   en moto, qui fait seule le trajet jusqu’à Bodo….
Nous nous arrêterons à Grong , pour passer la nuit sur une aire de repos vraiment extraordinaire, des cabanes au toit végétalisé, des sanitaires impec comme d’habitude…. Et nous y sommes seuls pour l’instant !








Mardi 23 juillet – 404 km





Nous reprenons la route ce matin, sous le soleil, un vrai bonheur.

Un arrêt à Steinkjer pour enfin trouver le matériel de pêche, nous voilà parés !



Encore un changement de comté, nous passons dans le Sor Trondelag



Nous continuons notre descente sur Trondheim. Nous traversons de belles régions de cultures, de jolies fermes jalonnent la route, les paysans font les foins. Certains le font encore sécher sur des fils !




Après le déjeuner, nous faisons une halte à Trondheim, ville très vivante, les gens profitent du soleil dans tous les espaces verts. Nous montons à la forteresse de Kristiansten qui offre un beau panorama sur la ville. Ensuite un petit circuit à pied en ville : la magnifique cathédrale Nidarosdomkirken, les rues commerçantes très animées.



Et maintenant nous sommes dans le More og Romsdal



Nous continuons la route qui, n’est pas très spectaculaire, jusqu'à ce que nous retrouvions  le fjord.Ensuite, nous décidons de changer un peu notre itinéraire pour emprunter la route de l’Atlantique que nous n’avions pas initialement prévue. 

Du coup, nous bifurquons sur Kristiansund que nous atteignons après avoir emprunté un Ferry de Halsa à Kanestraum.

C’est sans dû au soleil dont nous avions perdu l’habitude, nous avons une hallucination en descendant du ferry : ne serait-ce pas le Puy de Dôme,  juste derrière les sapins ? Non ?




Notre journée s’étant déroulée sous un soleil éclatant (short et débardeur….) nous nous réjouissions de pouvoir admirer un coucher de soleil sur Kristiansund, et bien non ! un brouillard particulièrement dense  est arrivé avec une rapidité fulgurante !  pourvu  qu’il veuille bien se dissiper demain pour que nous puissions profiter de l’Atlanterhavsvegen (autrement dit la Route de l’Atlantique….)

Nous nous arrêtons sur l’ile d’Averoya,  sur un parking à la sortie d’un tunnel, pour la nuit.



Mercredi 24 juillet 172 km



Jolie surprise au réveil, le grand soleil a délogé le vilain brouillard. Nous suivons une petite  route  au sud de l’ile d’Averoya, magnifique, nous y croisons même des lamas.




Un arrêt à Kvernes   où nous ferons un petit détour à la Stavkirke (littéralement « Eglise en Bois Debout)



Nous rejoignons  la route de l’Atlantique dans d’excellentes conditions, et cela aurait été dommage qu’il en soit autrement car, avec le soleil, c’est tout simplement époustouflant !








Les Norvégiens savent vraiment fabriquer des ponts, et surtout de beaux ponts qui franchissent les ilôts de pierre les uns après les autres…. C’est beau. Du coup, nous nous arrêtons un long moment, et l’envie de pêcher revenant,  Michel va mouiller le fil à pêche. Autour de nous, les maquereaux et les lieux noirs sortent de l’eau pour voler en direction du pont où sont massés les pêcheurs.


Mais, tous ces poissons ne font vraiment pas la maille (étonant comme tout le monde n'a pas l'air de se préoccuper de ce détail), et Michel ayant décidé que la friture ne l’intéressait pas, il décide de pêcher du gros (lieu ou morue), ce sera en vain. Mais il n’a pas dit son dernier mot.

Sans complexe, nous nous garerons à côté d’un « vaisseau de la route », non mais ! Et puis, la vue que l’on a, de l’intérieur du camping- car pendant le déjeuner n’est pas mal non plus !



Tout au long du parcours, nous retrouvons des maisons superbes avec le toit végétalisé, même les abri-bus le sont aussi, en en plus, ici, ils ne sont même pas tagués !!!!


Nous trouvons un immense parking en bordure de fjord avant d’arriver à Andalnes, ce sera parfait 
pour la nuit….


et pour la pêche puisqu’une superbe morue de 70 cm vient de mordre à l’hameçon….






Jeudi 25 juillet - 116 km



Ce matin le fjord est d’un calme resplendissant, les montagnes qui se reflètent dans l’eau sont vraiment très belles.


Que 116 km aujourd’hui, mais quel parcours !!!!
Des lacets pour monter, pour redescendre, et cela à plusieurs reprises dans la journée !

Nous nous arrêtons à Andalnes pour une connexion wifi, et les choses sérieuses commencent : La Route des Trolls, cette route est toujours aussi impressionnante et parfois les croisements entre cars et camping-cars sont un peu angoissants, mais tout se passe bien. Les plate- formes aménagées au sommet permettent de vraiment apprécier le panorama.  Des cascades gigantesques dévalent de la montagne.

Sur la place du village, un autostoppeur aurait bien voulu venir avec nous !




C'est bien la route des Trolls que nous escaladons !




et une fois arrivés là haut, il faut immortaliser l'instant :





















 En bas Valldal et une charmante vendeuse de fraises délicieuses près du site de Gudbransjuvet :c'est un ravin étroit et 20 à 25 mètres de haut et de 5 mètres de large  au fond duquel coule un torrent fougueux.





On voit souvent ce genre d'aménagement qui permet d'admirer un site en toute sécurité, et au plus près.

Un ferry nous fait faire la traversée de Linge à Eidsdal.

Puis nous attaquons à la  route des Aigles également très impressionnante. Nous redescendons ensuite  Geiranger et à son fjord majestueux ! superbe !


+



Nous tentons de venir en aide à un jeune couple de lituaniens, coincés avec leur bébé dans un camping- car dont un pneu est crevé, et la roue indémontable…. Nous y laisserons une clé à douille qui éclate à l’effort, sans résultat. Nous les laisserons aux bons soins d’un autre camping cariste suédois qui les prend en charge pour aller chercher la clé adéquate….

 Et comme si ça ne suffisait pas,  on reprend une autre ascension par la route 63 en direction des hauts plateaux encore enneigés. Nous rejoindrons demain la route  15 pour aller à Lom.

L’orage commence à gronder….

Nous passerons la nuit en compagnie de quelques autres camping caristes, sur un grand parking en bordure d’un lac à plus de 1000 mètres d’altitude.




Vendredi 26 juillet - 252 km



Hier soir, nous avions un petit regret : ne pas avoir fait le détour pour monter à Dalsnibba.... qu'à cela ne tienne, ce matin, nous faisons un petit retour en arrière pour y aller, et quelle idé de génie ! je dirais encore que c'était somptueux, mais nous n'avons plus vraiment de qualificatif pour les panoramas que nous traversons chaque jour.

Donc, pour chauffer notre camping car, nous allons l'emmener là haut :



Et franchement, une fois arrivés au sommet, 5 km plus haut, c'est un panorama à 360° qui s'offre à nos yeux : vue sur Geiranger et son fjord , montagnes dégarnies, plaque de neige, wahouh !!!!






La descente est tout aussi magique.... les paysages qui se reflètent dans l'eau très calme sont fabuleux,





Du coup, nous en profitons encore un peu pour notre pause café, on ne va pas s'en priver !!!!


Nous continuons notre route sur Lom, village très animé, doté d'une magnifique Eglise, la rivière traverse le village en cascade. Cela fera une halte parfaite pour le déjeuner.

Nous changeons encore de comté : ici, c'est l'Oppland




En cours de route, nous nous arrêtons sur une aire de repos dont les norvégiens ont le secret : non seulement on y trouve des toilettes parfaitement propres, mais comme l'espace entre les arbres est étroit, ils ont tout simplement "emballé" les troncs avec d'énormes cordes pour les protéger : esthétique et efficace !



Nous continuons notre route vers Sogndal, mais il va falloir encore monter, et encore descendre !
Nous passons un col, qui serait le plus haut d'Europe,  à 1434 mètres d'altitude, nous frôlons une partie d'un glacier ( un bras du Jostedalbreen), c'est encore très beau.






 Par contre, la descente sera très stressante, des kilomètres de pente à 10 % où il faut, à la fois ne pas trop bouchonner pour ceux qui attendent derrière, mais aussi économiser la mécanique qui s'emballe et les freins qui chauffent. Nous  respirons  une fois que nous sommes arrivés en bas...
Mais honnêtement, cela valait vraiment le coup !

Nous rejoindrons Kaupanger, demain nous prenons un ferry pour une mini croisière sur le Naeroyfjord qui est un bras du Sognfjord, nous irons jusqu'à Gudvangen. 

Un nouvel orage éclate...

Nous passerons la nuit près de l'embarcadère

Samedi 27 juillet – 289 km



Aujourd'hui, comté de Sogn og Fjordane



Départ de kaupanger pour une croisière de 2 heures environ qui doit nous amener à Gudvanger, mais avant nous faisons une petite marche jusqu’à la stavkirke qui, malheureusement à cette heure matinale, est fermée.


Hélas, les nuages sont déjà présents à notre départ et se transforment en pluie très rapidement. Le trajet est particulièrement spectaculaire.





Le fjord est très étroit, pas plus de 250 mètres dans certains passages, et les falaises culminent à plus de 1200 mètres, des fermes  ou villages complètement isolées émaillent notre parcours., des cascades dévalent les pentes à toute vitesse. Le site est classé patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. Dommage que la météo nous gâche le spectacle.


Et, comme pour nous narguer, le soleil apparaît dès que nous quittons le ferry, pour ne plus nous quitter de la journée ! C’est aussi ça la Norvège…..

Nous continuons sur Voss. Nous y faisons un arrêt technique pour les services du camping-car.
Nous roulons jusqu’à  Granvin pour le déjeuner.  Les possibilités de se garer sont minces, nous nous contenterons d’un mini parking en bordure de route….

Nous prenons un bac pour aller de Bruravik à Brumnes

L’après-midi, nous reprenons la route 13, classée route touristique de Norvège, elle longe le Sorfjorden. Les paysages sont encore magnifiques, très verts, nous traversons des zones d’arboriculture : cerisiers, pommiers. Nous sommes dans le verger de la Norvège, parait-il !







Une quinzaine de kilomètres après Odda,  les chutes de Latefosse tout en  bordure de route.




Nous sommes maintenant dans le Hordaland



Nous devons franchir  un nombre incalculable de tunnels plus ou moins vieux, avec ou sans éclairage, mais surtout celui-là, un ouvrage d’art extraordinaire : deux tunnels se croisent en un rond point magnifiquement éclairé.


Nous avons du mal à trouver un emplacement pour la nuit sur cette route étroite qui longe le Hylsfjord et nous devons continuer jusqu’à l’embarcadère du bac que nous prendrons demain, c'est-à-dire à Vindvisk.


 L’étape de demain sera une des dernières de notre séjour en Norvège, nous envisageons de remonter au Prekestolen, près de Stavanger, dont nous gardons un merveilleux souvenir.

Nous terminons notre cinquième semaine avec un cumul au compteur  de 8535 km